Depuis le 1er janvier 2026, les comités sociaux et économiques (CSE) disposent de nouveaux leviers pour améliorer le bien-être des salariés. Une récente publication d’Entreprendre Service Public détaille les changements intervenus dans le régime social des prestations CSE, avec notamment l’ajout de nouveaux avantages exonérés de cotisations et la revalorisation de plusieurs plafonds.
Parmi les principales nouveautés, deux types de prestations rejoignent la liste des avantages totalement exonérés. Les plateformes de réduction tarifaire sont désormais assimilées aux cartes de réduction, sous réserve qu’elles soient exclusivement dédiées aux activités sociales et culturelles des salariés. Autre innovation, la prise en charge des abonnements aux bibliothèques numériques est désormais reconnue, à condition que ces services ne diffusent pas de contenus sonores ou visuels en direct, ni d’éléments interactifs, mais se limitent à des ressources purement culturelles.
Les seuils d’exonération connaissent eux aussi une revalorisation sensible. Le plafond des chèques-vacances dans les entreprises de moins de 50 salariés est désormais indexé sur le Smic, tandis que le montant maximal d’exonération pour les services à la personne et la garde d’enfants atteint 2 591 euros. Les bons d’achat et cadeaux peuvent être octroyés jusqu’à 200 euros par salarié lors des événements prévus par la réglementation. Le seuil de participation du salarié à la cantine passe à 2,75 euros et la part patronale des titres-restaurant reste exonérée jusqu’à 7,32 euros pour des titres dont la valeur se situe entre 12,20 et 14,64 euros.
Ces ajustements traduisent une volonté claire du législateur : renforcer la capacité des CSE à soutenir le pouvoir d’achat tout en favorisant l’accès à des offres culturelles et sociales plus diversifiées. En 2026, les élus du personnel disposent ainsi d’une marge de manœuvre élargie pour conjuguer attractivité, cohésion et qualité de vie au travail.
